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Ce qui est réellement arrivé au Vol 93
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Elizabeth Nelson : Ce qui est réellement arrivé au Vol 93
Interview audio, Février 2009

Cliquez ici pour un des nombreux sites web documentant le site du crash supposé du Vol 93 à Shanksville en Pensylvanie (en anglais).
Major Rick Gibney,
le pilote du F-16 qui est suspecté d’avoir tiré le missile (en anglais).
Discussion sur histoire de Rick Gibney (en anglais).
Témoignage qu’un missile a été tire par un F-16 ce matin (en anglais).
Vidéo d’un lapsus de Rumsfeld suggérant que le Vol 93 a été abattu (en anglais).

 


Début de l'interview

Ici Bill Ryan de Project Camelot. Nous sommes aujourd'hui, car j'enregistre cette introduction, le 6 avril 2009.

Il y a deux mois, j’ai été approché par une jeune femme remarquable et très courageuse qui était présente dans la salle où la décision a été prise d’abattre le vol 93 d'United Airlines au-dessus de Shanksville en Pennsylvanie, le matin du 11 septembre 2001.

Au cours des prochaines 40 minutes, cette femme très courageuse raconte son histoire. Cela commence par une séquence d’extraits critiques que nous avons mis en avant pour illustrer la signification de l'histoire. Nous sommes conscients de la sensibilité et de la charge émotive de ce sujet pour des millions de patriotes américains, y compris beaucoup au sein de l’armée, et nous respectons entièrement cela.

*****

Elizabeth Nelson (EN): Et nous étions là, moi et lui et deux autres soldats, et nous avons regardé la TV, et nous pouvions voir la fumée sortir du bâtiment. Et à ce moment j'ai vu le deuxième avion arriver et percuter l'autre tour. Maintenant les deux tours avaient été percutées. Et, vous savez, nous étions simplement tous absolument silencieux. Nous savions ce que cela signifiait.

...Je ne connais pas les noms et les grades des personnes dans la salle. Je sais que c’était, alors, le commandant en chef de l'hôpital et, je crois, le commandant de la Base.

... un avion qui volait dans une zone d'exclusion aérienne à proximité de Camp David et qui se dirigeait vers le Site R. Je n'avais aucune idée de qu’était le Site R. Et pour moi Camp David était un endroit où George Bush partait en vacances. Je n’en savais pas davantage.
... Le protocole, c’est que c'est une zone d'exclusion aérienne. Nous devons abattre cet avion. Oui, c'est un avion avec des passagers. Il doit être abattu.

... Et donc j’étais dans cette salle lorsque la décision a été prise de façon conjointe par les personnes se parlant au téléphone dans la salle où que je me trouvais, d'abattre cet avion.

...Le Site R est une ville souterraine, sous une montagne en Pennsylvanie.

...Nous avons juste peu de temps pour prendre une décision avant qu'il ne soit trop tard. Vous pouviez sentir l'intensité dans cette salle. Je veux dire que… et ces hommes n'étaient pas des hommes sans cœur.

...Je me souviens du sentiment distinct de moi quand j'ai vu aux nouvelles qu'il y avait cette histoire, qu'il y avait des terroristes dans cet avion, et que les personnes ont pris le dessus sur le pilote et ont fait s’écraser l'avion, et comment ces informations laissaient transparaître que ces personnes étaient des héros. Et je me souviens de mon anéantissement moral extrême, cette sensation: Mais ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai du tout...


Début de l'interview

Bill Ryan (BR) : Je tiens à vous remercier de venir de l’avant pour nous parler d'une expérience très intéressante que vous avez vécue le 11 septembre 2001, lorsque vous étiez à l’armée, dans un endroit particulier, et dans une position vous permettant d’être témoin de certains événements qui pourraient être fort intéresser de nombreuses personnes.

Et après cette introduction, je vous invite à dire ce vous voudriez dire à votre propre sujet, quelle était votre position à ce moment-là, ce qui vous faisiez, où vous étiez, et comment il se fait que vous ayez été là.

Elizabeth Nelson (EN) : OK. J'étais dans les six derniers mois de mon service actif, en formation à l'armée américaine, toujours au grade, je crois, de "première classe privée". J'étais en poste au Fort Meade, à l'hôpital ambulatoire du centre de soin de Kimbrough.

Le Fort Meade comporte en son sein la base de la NSA, qui est l'agence de sécurité nationale. Et c'est un hôpital complètement opérationnel qui héberge des soldats comme stagiaires faisant ou terminant leur formation médicale.

Je suivais une formation de technicienne en radiologie, une technologie à base de rayons X. Et j'avais fait, avant cela, une formation de base d'une année et demie, l'école OTO-RHINO, et l'aspect intra-classe de ma formation au sein de différentes bases.

BR : Mais en dépit de votre spécialité, essentiellement vous étiez une soldate. C’est exact ?

EN : Absolument. Je suis passée par 13 semaines de formation de base intensive. Je me suis préparée à l'avance et je courais entre 15 et 18 km par jour avant que je n’entre à l’armée, 6 jours par semaine, en guise de préparation. Mon idée d’ensemble… Et je faisais du yoga et de la méditation.

Mon idée était la suivante : Ils ne me casseront pas physiquement. Ils n'auront rien à me dire sur le plan physique et ils ne me toucheront pas. Et à la compagnie de 160 soldats, j'étais l'une trois femmes les plus performantes de toute la compagnie. Et je n'ai jamais eu de problème.

Et ainsi, après que j'aie fini cette partie de ma formation et je suis allée au Fort Meade, je suis arrivée là et j’avais déjà prévu de rentrer chez moi. Après trois semaines passées sur place, on m'a accordé un congé, ce qui était très rare. Vous n'obtenez pas souvent ce genre de permission.

Et puis le 11 septembre est arrivé. J'étais si contrariée qu'ils ne m'aient pas permis de rentrer chez moi ! Ce jour-là, je me souviens que nous étions tous le matin (sic), et le matin nous devions faire rapport à l'hôpital, comme [dans] n'importe quel hôpital, pour se préparer à la journée.

BR : C’était une journée de routine.

EN : Une journée de routine.

BR : Le début de cette journée.

EN : Une journée normale. Et nous avions les patients de début de matinée – préparation des lavements, et des GI supérieurs. Ils buvaient le baryum et nous regardions leurs intestins.

Et puis après que cela ait été fait le matin, un des soldats, qui était un soldat plus âgé, un spécialiste je crois, était à l’extérieur dans l'entrée et il est arrivé dans la salle arrière où nous nous trouvions tous et il a dit : Sainte merde ! Je viens de voir un accident d'avion dans l’une des Tours jumelles.

Et nous avons fait tous trois comme : Vraiment ? C'est vraiment étrange. Et puis nous sommes allés vers la réception.

BR : Il l'avait vu sur un poste de télévision ?

EN : Il l'a vu sur la TV de l'hôpital, exactement à la réception...

BR : OK.

EN : ... là où vous arrivez et où vous vous enregistrez pour vos rayons X.

Et nous étions là, moi et lui et deux autres soldats, et nous avons regardé la TV, et nous pouvions voir la fumée sortir du bâtiment. Et à ce moment j'ai vu le deuxième avion arriver et percuter l'autre tour. Maintenant les deux tours avaient été frappées. Et vous savez, nous étions simplement tous absolument silencieux. Nous savions ce que cela signifiait. C'était intentionnel.

BR : OK. Mais ce que vous dites ici, c’est qu'il a vu le premier avion [percuter la tour], capturer d’une manière ou d’une autre par une caméra de télévision en direct.

EN : Oui.

BR : Ce qui n'a été jamais reconnu publiquement.

EN : Oui [en effet].

BR : Donc, il a vu le premier accident d'avion, et puis il est entré pour vous dire cela ?

EN : Mm hm. Le département… c'était juste un grand vestibule. Et il venait de voir cela, et il est revenu et nous étions peut-être six ou sept à nous tenir là. Et il a dit : Sainte merde ! Il y a un avion qui vient de percuter la tour.

Et certains parmi nous ont dit : Quoi ? Vraiment ? Et nous sommes allés voir pour nous-mêmes et nous nous tenions là en train d’observer ce bâtiment en feu.

BR : Un bâtiment en feu ?

EN : Oui. Et pendant que nous nous tenions là, nous avons vu le deuxième avion arriver. Et puis nous tous, je pense que nous étions comme quatre à nous tenir là à ce moment – moi, lui, deux ou trois autres personnes … deux autres personnes. C’est difficile de se souvenir. Oui. Et nous nous tenions là et nous avons dit : Sainte merde ! Ce n'était pas un accident. Il y a quelque chose qui se passe.

Et juste alors, vous savez… Je veux dire, j'ai aussi retourné cela maintes fois dans ma tête et j’ai pensé : Bon, peut-être a-t-il… peut-être une caméra vidéo… Peut-être n’a-t-il pas réellement vu l'avion s'écraser dedans. Peut-être la caméra vidéo se focalisait-elle sur la tour en feu. Ou quoique ce soit d’autre. Mais je ne sais pas. Il y a juste… qu'il a dit qu'il l'a vu s’écraser dedans. Donc…

BR : Et bien, c’est aussi…

EN : Et je n'ai pas douté de cela, parce que j'étais si recluse dans la base et la vie sur la base… Vous ne voyez pas la TV de l'extérieur, vous savez.

BR : Mais vous ne savez pas de quelle chaîne il s’agissait ?

EN : Non.

BR : Etait-ce une chaîne interne à l’hôpital militaire ?

EN : Oui. Et ils ont les chaînes régulières comme CNN ou NBC ou d’autres. Mais pour autant que je sache, on ne nous permet pas de la changer. Nous n'avions aucun contrôle de ceci. La TV était fixée. Donc…

BR : Et vous vous rappelez, y avait-il des commentaires, comme un présentateur disant : Oh mon Dieu ! Ou… ?

EN : Non.

BR : C’était seulement une image ?

EN : Juste, oui, juste une image, et [je n’ai pas]… Il n'y avait aucune nouvelles. Il n'y avait personne qui présentait, pour autant que je m’en souvienne.

Et nous ne sommes pas restés longtemps à la TV parce qu’il y a eu presque immédiatement [un appel] au haut-parleur… Je dirais, vous savez, dans le dix minutes, quelqu'un est venu au haut-parleur – peut-être même moins de dix minutes – pour que les soldats aillent au rapport et prennent leurs armes.

BR : Prendre leurs armes ?

EN : Oui.

BR : Parce que...?

EN : Pour protéger la base.

BR : En tant que procédure standard vis-à-vis d’une attaque apparente de la base ?

EN : Procédure standard. Continue. Mais pas moi. Pas moi parce que j’étais en formation.

BR : OK. Et naturellement George Bush lui-même, dans un apparent lapsus fait à la presse, a dit qu'il l'avait vu et a dit quelque chose comme, qu’il avait pensé pour lui-même : Mon Dieu, c’est un terrible pilote. Et alors il a dit que lorsqu’il a vu le deuxième accident d'avion, il s'est rendu compte qu'il y avait une attaque. C’est ce qu'il a dit. Ainsi il pourrait avoir vu…

EN : Ce dont je parle.

BR : …quoique ce soit dont vous ayez parlé. Il s’agirait donc d’un évènement réel. OK. Parlez-nous de ce qui s'est produit. Que s'est-il passé alors avec vous et vos allées et venues ce jour-là ?

EN : Alors après cela – je crois que c'était le premier sergent de l'hôpital et le commandant. Un premier sergent est dans les grades de sergent, et un commandant est dans les grades des officiers. Et en quelque sorte ils …

Le premier sergent de notre département nous a tous rassemblés ensemble, [et] a nous dit que les soldats qui étaient en poste là devaient essentiellement aller au rapport au centre de commande.

Et ainsi, tous les autres départements des soldats – le département de soins, le secrétariat et le département administratif – tout le monde a envoyé ses soldats de base là-bas et je ne les ai plus vus. Donc fondamentalement l'hôpital n'était pas entièrement en activité à ce moment-là. Tout était en suspens.

Et ces soldats, mes amis m'ont dit plus tard qu'ils étaient de faction en rotations de 24 heures pour contrôler les grilles d’accès et patrouiller l'entourage du secteur de la base.

Pour moi et pour l'autre étudiante qui était là, notre premier sergent – c’était une femme vraiment gentille, elle était très douce – nous a proposé de nous mettre au service du commandant de l'hôpital, et je pense du commandant de la base, parce que nous n'avions pas le droit de porter des armes pendant notre formation, ou quelque chose comme ça, quelque chose en logistique, et c’est ainsi qu’elle nous a conduit à eux.

BR : Parce que vous pourriez faire quelque chose d’utile ?

EN : Que nous pourrions être utiles, parce qu’il n’y avait plus personne désormais dans le département, ainsi on avait besoins de … : OK, je me débarrasse de ces deux soldats. Vous pouvez les prendre.

BR : OK.

EN : Et ainsi je me rappelle de la salle dans laquelle ils nous ont emmenées. Et ils nous ont indiqué que nous étions responsable, vous savez, d’apporter des cafés, et toutes sortes de snacks de la cafétéria – non, pas la cafétéria, [plutôt] comme des distributeurs de snacks ou des endroits où vous pouvez obtenir des petits snacks – responsable de faire des photocopies parce qu'elle et moi avions les codes d'accès pour les salles, pour pouvoir y entrer.

BR : Parce que ces gens étaient en train de faire une réunion.

EN : Précisément.

BR : C’était une réunion importante précipitée par le fait que cet évènement venait de se produire.

EN : Oui.

BR : Et c’est tout ce que vous saviez à ce moment-là ?

EN : C'est tout ce que je savais. Et on nous a signifié très clairement que nous ne devions pas les regarder. Nous étions… ils nous ont assis sur des chaises à l'autre extrémité de la salle, sans leur faire face, et on nous a dit de regarder le mur et ne pas écouter quoique ce soit que nous entendions. C'était nos ordres directs.

Et ainsi, elle et moi étions assises à regarder fixement le mur, parfois, vous savez, en se donnant du coude ou, vous savez, [fait les bruits de chuchotement] en parlant un peu de ci de ça, mais vraiment en étant très martial à ce sujet.

Et il y avait probablement six ou sept hommes autour de cette très grande table, tout comme vous verriez [cela] quelque part dans un grand bureau. Et ils avaient ce drôle de téléphone. C’était comme un téléphone de téléconférence. Et je me rappelle qu'ils étaient assis là et qu’ils parlaient via ce téléphone. Et il m'a semblé qu'ils parlaient avec un ou deux autres endroits.

BR : Une idée de qui ou d’où ?

EN : Vous savez, mon sentiment maintenant était qu'ils communiquaient avec quelqu'un de West Point, quelque chose qui devait avoir à faire avec West Point, qui est aussi une base militaire, située sur le fleuve Hudson à New York, environ à une heure au nord de New York City.

Et ainsi je… C'était mon sentiment, une certaine raison du fait de l’endroit. Et je pense vraiment que j'ai entendu cela quelque part parce que çà m’est resté collé dans la tête au fil des années… Quelque chose avec West Point.

BR : Est-ce que vous connaissiez les noms et les grades de ceux qui étaient présents dans la salle ?

EN : Je ne connais pas les noms et les grades des personnes dans la salle. Je sais qu'il y avait le commandant en chef de l'hôpital à cette époque, et je crois le commandant de la base.

BR : Ce sont deux hommes différents dont vous parlez ?

EN : Oui. Il y a le type qui surveille l'hôpital, et puis il y a le type qui surveille la base.

BR : OK.

EN : Je ne connais pas leurs grades mais ils étaient… À mon avis, ils étaient les plus hauts gradés dans la salle. Et puis il y avait d'autres dirigeants etc. … peut-être quelques premiers sergents dans la salle aussi.

BR : Et la conversation autour de la table était comme : OK, les gars, que se passe-t-il ici ?

EN : OK, les gars, que se passe-t-il ici. Je sentais du stress, quelque chose d’inconnu, et une certaine crainte, mais ils la tiennent tellement bien, vraiment. Ils se maîtrisent.

Et puis la conversation s'est tournée vers un avion qui volait dans une zone d'exclusion aérienne à proximité de Camp David et qui se dirigeait vers le Site R. Je n'avais aucune idée de qu’était le Site R. Et pour moi Camp David était un endroit où George Bush partait en vacances. Je n’en savais pas davantage.

BR : Et c'était l'information qui arrivait de l’extérieur par cette ligne téléphonique ?

EN : Oui. Oui. Et ils discutaient ceci, de… Le protocole est que c'est une zone d'exclusion aérienne. Nous devons abattre cet avion. Oui, c'est un avion de passagers. Il doit être abattu. C'est une zone d'exclusion aérienne. Et ainsi…

BR : Est-ce qu’on parlait de pirates de l’air et d’attaques ?

EN : Non.

BR : Est-ce que cela faisait partie de la conversation ?

EN : Non. Je ne… Je n’ai rien entendu au sujet de pirates de l’air. Nous venions d'apprendre que cet avion volait dans une zone d'exclusion aérienne et ils ne pouvaient pas établir de contact avec l'avion, ou quelque chose dans le genre. Il n'y avait aucune communication. Le protocole indique qu'il doit être abattu. Et donc j’étais dans cette salle lorsque la décision a été prise de façon conjointe par les personnes se parlant au téléphone dans la salle où que je me trouvais, d'abattre cet avion.

BR : Et ainsi… OK, laissez-moi vous reformuler cela. Ce que vous dites, c’est que vous avez entendu en temps réel, et vous étiez là dans la salle où l'ordre a été donné… et cela a d’abord été discuté, convenu, et décidé par quelqu’un en charge. Cette personne était-elle dans la salle ? Ou était-ce un des types… ? Qui était-il celui qui a dit qu’ils allaient faire cela ?

EN : Je pense que c’était en accord, que ces deux ou trois groupes qui étaient en discussion se sont mis d’accord que cela devait être fait : OK. Tout le monde dans cette salle, êtes-vous d’accord ? Oui. OK. Vous êtes d’accord les gars. OK, nous y allons alors.

Je pense que ce n’était pas… Non, en fait là… Je me rappelle d’un homme, un leader dans la salle, menant la scène et tous les autres ont suivi.

Mais il ne disait pas simplement : OK, nous le « descendons du ciel » sans que ces autres personnes au téléphone aient marqué leur accord.

Ils avaient dit que c’était ce qu’ils … protocole standard, ils ne peuvent pas entrer en contact ou quelque chose comme ça. Et puis c’était comme : OK. Alors nous devons faire cela. Nous devons faire cela. Et alors tout le monde dans la salle a marqué son accord avec cette personne, vous savez, en charge des communications.

Ce n'était pas une seule personne qui communiquait. Deux ou trois d’entre eux parlaient ici et là, mais ce type a semblé être le « chef » de la salle.

BR : Il conduisait les choses, c’est ce que vous dites ?

EN : Oui. Cela ne donnait pas l’impression que quiconque savait que cela avait quoique ce soit à voir avec des terroristes.

BR : Je veux dire, il n’était pas question de terroristes dans cet avion. Il y avait une situation inconnue, un avion avec lequel on ne pouvait pas communiquer.

EN : Situation inconnue.

BR : Y a-t-il eu référence à l'attaque sur les Tours jumelles que vous aviez vues à la télévision ? Ils doivent avoir parlé de cela ?

EN : Oui. Bon, ils avaient vu cela et cela faisait partie de la raison pour laquelle ils n'ont pas su ce qu’était la destination pour ceci [Ndt. : l’avion].

BR : Ok. Maintenant, était-ce la première fois que vous entendiez parler du Site R ?

EN : Oui.

BR : Qu’est-ce que c’est le Site R ?

EN : De ce que j'en ai appris par après, parce que nous avons fait se déployer une unité médicale pendant deux semaines au Site R, et un des techniciens en rayons X était un très bon ami à moi. Le Site R est une ville souterraine sous une montagne en Pennsylvanie, complètement isolée et entièrement sécurisée, avec des choses analogues à l’Area 51, où ils peuvent savoir si une souris se déplace dans un énorme rayon autour de cette montagne.

Et vous devez passer par plusieurs portes, et contrôle, après contrôle, après contrôle. Et c’est fortement gardé, avec une énorme porte en métal qui s'ouvre sur une ville qui est juste comme une base militaire sous terre.

BR : Et c'était la première fois que vous aviez entendu  quelque mention que ce soit du Site R ? Ce n'était pas une partie de votre formation ou quoique ce soit dans le genre ?

EN : Non.

BR : J’ai fait une petite recherche, parce que vous et moi avions parlé de ceci brièvement auparavant, quand vous m'avez donné une vue d'ensemble de votre expérience. Ainsi je suis allé vérifier, et voici. Jetez un coup d'œil.

EN : Mm hm. Site R...

BR : Vous savez, je vous invite à lire cela au micro.

EN : [lecture] Le Complexe de la Montagne Rocheuse de Raven, RRMC, est une installation du gouvernement des États-Unis sur la Roche de Raven, une montagne dans l'état de Pennsylvanie.  Il est localisé à environ 14 kilomètres à l'est de Waynesboro en Pennsylvanie et à 10 kilomètres au nord-est de Camp David, dans le Maryland.

Je n’avais jamais vu cela auparavant.

[lecture] Cela s'appelle également Le Complexe de la Montagne Rocheuse de Raven, ou simplement le Site R. Parmi les autres désignations et surnoms, il y a la Roche, la Réservation Nationale de Centre de Commandement Militaire, et le Centre National Alternatif de Commandement Militaire. Centre de Transmission Commun Alternatif… Le Pentagone de Secours…

BR : C’est exactement ce que vous avez dit, n’est ce pas ?

EN : Oui.

BR : Oui.

EN : C'est l’hébergement des représentants et des membres du Congrès et tous les… Ce n'est pas pour les gens. C’est pour le gouvernement pour qu’ils puissent se cacher. [rires]

[lecture] Le Pentagone de Secours ou Site RT. Ce dernier fait référence à vaste alignement de pylônes de communication et d’équipements placés sur la montagne. Il est connu sous le nom de Pentagone souterrain.

C'est fascinant. [rires] [lecture] Son plus grand locataire n'est pas l'Agence Défensive de Réduction des Menaces. Les plus grands locataires sont le Centre National Alternatif de Commandement Militaire ou Centre d'Assistance de Personnel Commun.

[lecture] 114e Bataillon des Transmissions… Centre d'Opérations de Secours. C’est là que nous avions envoyé l'équipe médicale, c’était le Centre d'Opérations de Secours.

… Fabuleux.

BR : Donc nous y voilà. C'est évidemment un service classifié mais son existence est connue publiquement. C’est une des raisons pour laquelle il y aurait une zone d'exclusion aérienne autour de cet endroit.

Et ce qui me fascine vraiment au sujet de cette histoire, c’est que ce que vous dites, c’est que vous soufflez dans le sifflet, si je peux employer ce terme, sur le fait que le Vol 93 A ETE abattu, ce qui ne sera d’aucune surprise pour quiconque a prêté attention à cela au fil des ans.

EN : Mm hm.

BR : Mais que l'ordre de [le] faire qui ait été donné par les personnes qui n'avaient aucune idée – en supposant que ce soit vrai que le 11/9 ait été un travail intérieur. Ils ont cru que c'était vrai. Ils ne savaient ce qui se passait. Ils suivaient un protocole militaire strict, très bien-défini.

Si vous avez un avion qui ne répond pas et qui vole au-dessus d’un établissement militaire sécurisé, peu importe qui est à bord, le protocole dit que vous devez l’abattre.

Puisque, dans un contexte de guerre ce matin-là après la tour à New York – du point de vue de ces types, qui n'étaient vraisemblablement pas au parfum – ils doivent supposer qu'il pourrait y avoir une arme atomique à bord, il pourrait y avoir des forts explosifs, il pourrait y avoir n’importe quoi. Et ils doivent faire ce que les militaires font de mieux. Est-ce un résumé précis de ce qui… ?

EN : Absolument.

BR : Oui.

EN : Je peux simplement dire que si les personnes dans la salle savaient cela, ce sont des acteurs étonnants et elles devraient figurer dans des films d’Hollywood, parce que le sentiment là-bas était vraiment comme : Nous avons juste peu de temps pour décider avant qu'il soit trop tard.

Vous savez, vous pouviez sentir l'intensité dans cette salle. Je veux dire que… et ces hommes n'étaient pas des hommes sans cœur. Je ne les ai pas ressentis comme des êtres sans cœur.

BR : Certainement. Ils faisaient leur travail.

EN : Ils faisaient leur travail.

BR : Ils faisaient leur travail. OK. Y a-t-il toute autre chose que vous avez observé ou avez éprouvé dans cette salle, ou ce jour-là, qui vaille la peine de rendre compte ici sur l’enregistrement? Étiez-vous dans la salle quand l'avion a été abattu ? Avez-vous entendu une confirmation de cela ? Vous rappelez-vous d’une réaction ?

EN : Je ne me rappelle pas d’une réaction, mais je me rappelle de m'être assise dans cette salle pendant longtemps. Je me rappelle m'être assise dans cette salle.

Et je me rappelle le sentiment distinct en moi quand j'ai vu aux nouvelles qu'il y avait cette histoire, qu'il y avait des terroristes dans cet avion, et que les personnes ont pris le dessus sur le pilote et ont fait s’écraser l'avion, et comment ces informations laissaient transparaître que ces personnes étaient des héros.

Et je me rappelle mon anéantissement moral extrême, cette sensation: Mais ce n'est pas vrai ! Ce n'est pas vrai du tout ! Nous l’avons abattu.

Et comment les gens avalaient simplement cela. Et vous savez, j'ai ressenti que c'était vraiment erroné. Pourquoi ne pourraient-ils pas simplement dire : Protocole militaire strict. C'est une zone d'exclusion aérienne. Désolé.

BR : Oui. C’est intéressant d’en discuter, n'est-ce pas? Cela, compte tenu du fait que vous avez vécu cela en direct, c'est effectivement la chose appropriée à faire.

EN : Absolument.

BR : Mais c’est un peu comme si quelqu'un avait pris une décision sans le courage nécessaire pour dire : Ecoutez, nous sommes désolés qu'il y ait eu des gens à bord de cet avion, mais nous avons dû faire ce que nous avons dû faire en raison de ce que s'était produit à New York juste un peu plus tôt.

EN : Absolument. C’est cela.

BR : Intéressant. Ainsi ce que vous dites alors, encore en résumé, est basé sur ce que vous avez observé, vous n’attachez aucun blâme ou participation ou quoique ce soit à ces personnes dans cette salle qui ont pris cette décision, parce qu'elles faisaient leur travail ?

EN : Oui. Je n’ai pas l’impression qu’ils savaient quoique ce soit d’autre. J’ai le sentiment que c’était un moment chaotique, vous savez, où une décision doit être prise dans l’urgence, aussi rapidement que possible. Et comme tout le monde, j’ai estimé que c’était la bonne chose à faire.

Comme je le disais, si certains d’entre eux savaient que c’était quelque chose de l'intérieur, c’étaient vraiment des grands acteurs. Ils devraient être là au-dessus avec John Wayne.

BR : OK. Donc vous avez dans cette salle pendant un long moment, vous venez de le dire.

EN : Mm hm.

BR : Cette réunion s'est-elle poursuivie ? Ou ont-ils… Je veux dire, qu’est ce qui s’est produit à ce moment-là ?

EN : Cela a continué. J'ai dû aller faire des copies de quelque chose. Je suis revenue avec quelques sandwichs ou quelque chose, à un certain moment, pour les hommes. Et alors je me suis assise et j'ai attendu.

Mon premier sergent est venue et a vérifié que nous étions OK, moi-même et l'autre étudiante. Nous avons dit que nous allions très bien et alors elle nous a dit qu'après, quand ils nous libéreraient, nous étions libres de regagner nos dortoirs.

Et je me rappelle retourner vers nos dortoirs. Nous vivions tous dans de petites chambres séparées, et je me rappelle simplement avoir été vraiment très effrayée de ce qui allait se produire. Et la femme qui était une amie à moi, elle était une soldate en poste là, et elle n'est pas revenue cette nuit-là parce qu'elle était de garde.

Les choses étaient vraiment chaotiques sur la base. Et il y avait une grande crainte dans l’air : Le Fort Meade serait-il une cible en raison de la NSA ? Et je me rappelle avoir entendu que si un avion devait s’écraser sur la NSA, la sécurité entière du monde serait compromise – que ce soit vrai ou non.

Si nous perdrions toute communication avec les bases et la sécurité à travers le monde, je ne sais pas, mais je me rappelle avoir entendu cela et pensé : Wouah ! Ce serait vraiment effrayant, vous savez, si nous perdions tout accès aux communications et toutes les codes d'accès, au niveau mondial.

Donc c'était dans l’air. Les gens avaient peur : Allons-nous être attaqués ? Et parce qu'il y avait des choses à New York, quelque chose en Pennsylvanie, et puis quelque chose à Washington DC, cela faisait littéralement un cercle autour de notre base.

BR : Oui.

EN : Et donc il y avait ces [questions] : Y a-t-il des vaisseaux qui arrivent? Est-ce que quelque chose va se passer ici ? Que se passe-t-il ?

BR : Oui. Qu’y a-t-il d’autre que nous ne savons pas ?

EN : Exactement.

BR : Certainement. Oui. Vu d'un point de vue militaire standard, vous pouvez vraiment comprendre et sympathiser avec cette situation. Absolument. Maintenant, avez-vous eu l’occasion de parler avec votre co-stagiaire quand vous avez été libérée de votre devoir dans la salle ? Ou le jour suivant ? Ou à tout autre moment ?

EN : Oui. Nous avons parlé… Nous avons parlé ensuite. Oui. Je me rappelle que nous sommes rentrées à la maison ensemble parce qu'elle avait une voiture. Mais en fait ni l'une ni l'autre ne voulions parler de cela. Nous avons juste voulu rentrer à la maison.

Et je me rappelle exactement ce que j'ai fait quand je suis arrivée à la maison. [rires] J'ai ce CD. Il s’appelle Paix de l'esprit. Je l'ai mis. Je me suis étendue sur mon tapis en bambou sur le plancher et je me suis étendue là et je me suis laissé tomber sur le plancher, comme une méditation.

BR : Oui.

EN : J'étais tellement accablée. Et je me rappelle que c’était dur pour elle et moi, après cela, de reconnecter. Je nous avons toutes les deux ressenti que, d'une certaine manière, notre mentalité avait été violée, si cela a du sens. C’est presque comme quand vous êtes trop jeune et que vous en avez trop entendu. C’est accablant, savez-vous ?

Nous avons entendu des choses que nous savions que personne d’autre ne saurait et que nous n'étions pas censées dire quoique ce soit. Et cela a conduit en fait à une expérience intéressante parce que nous avions toutes les deux ce sentiment : Nous ne pouvons pas parler de cela…

Un sujet totalement différent, mais la même fille et moi… Quelques semaines plus tard, je pense vers la fin octobre, nous étions en train de courir le matin ou dans l'après-midi près du terrain de golf et nous avons entendu quelqu'un crier à l'aide.

Et nous avions toutes deux regardé dans cette direction et avons vu qu'il y avait un vieil homme au sol. Et ainsi elle a couru. Et j'ai sauté devant une Porsche dans laquelle se trouvait le commandant, et je lui ai dit d'appeler l'hôpital, et ils ont envoyé une ambulance.

Elle et moi sommes allées chez cet homme et il avait une crise cardiaque. Nous avons toutes deux commencé à lui faire des massages cardiaques jusqu'à… Un homme des marines est arrivé à ce moment, et j'étais si reconnaissante qu’il fasse le bouche-à-bouche. [rires] Je n'avais pas vraiment envie de faire cela, mais je l’aurais fait.

Cela a été ma première expérience de confirmation de l'esprit. Je vérifiais son poult, en défaisant son pantalon pour soulager sa circulation, et j'ai vu son esprit s’élever vers le haut hors de son corps, littéralement, comme une tonalité bleu-verdâtre s’élevant simplement vers le haut hors de lui. Et à ce moment je me suis sentie complètement paisible, comme : OK, il est parti. Et alors je suis partie et j'ai consolé ses amis.

Et la raison pour laquelle je raconte cela, c’est que ni elle ni moi n'avons jamais parlé de cela à personne. Nous n'avons jamais dit à personne que nous avons essayé de sauver la vie de cet homme. Il a fini par mourir. Il s’était suffisamment rétabli mais il est mort ensuite à l'hôpital.

Nous n'en avons pas dit un mot, toutes les deux. Nous n'en avons jamais parlé. Nous n'avons rien dit. Et je sais que c’est parce que nous avions cette chose : Nous ne pouvons rien dire. Nous avions toutes les deux peur.

Plus tard quelqu'un nous a approchés et on nous a remis des décorations et des rubans pour Action Exceptionnelle à l’Armée.

BR : A cause de cela ?

EN : Parce que nous sommes sortis de notre parcourt pour apporter une assistance médicale à un civil.

BR : OK. À quel moment alors vous êtes-vous reconnectés aux médias traditionnels pour découvrir ce qu'ils disaient au sujet de tout cela ?

EN : Je n'avais pas la télévision dans ma chambre… et il n'y avait pas tellement d'Internet à ce moment-là, ou je n'étais pas aussi dans l'Internet à ce moment-là.

Quelques mois plus tard on m'a accordé un congé pour rentrer à la maison. Cela pourrait avoir été thanksgiving ou quelque chose comme ça. Ou peut-être l'ai-je entendu de la famille ou d'un ami que c'est ce qui s'était produit.

BR : Vous voulez dire toute le mythe moderne qu’ils…

EN : Exactement.

BR : ...que l’avion s’est écrasé. C’est cela que vous vouliez dire ?

EN : Oui. Je ne savais pas – Je n'avais pas la TV, je n'avais d’accès. Je n'écoutais pas la radio.

Et je me rappelle mon frère est venu une fois me chercher à la base, et il m'a emmenée en ville, et je me rappelle que lui et moi parlions de cela. Il était vraiment fort dans la lecture des Trilogies Illuminati, et vraiment dans tout ce genre de choses, et donc il m'a posé beaucoup de questions. Et c’est comme ça que je sais que nous avons parlé également de cela, et je lui ai dit. Il était la première personne à qui j’en parlais, et je lui ai alors tout dit.

Mais je n’en ai pas entendu parler sur la base, pour autant que je m’en souvienne. Je ne savais pas.

BR : Oui.

EN : Mais je me rappelle également le sentiment de confrontation quand j’étais dehors… parce qu'il y avait aussi des civils qui travaillaient à l'hôpital. Et puis quand ils parleraient des héros et de ces choses, le conflit que je vivais en moi voulait éclater et dire : Ce n'est pas vrai !

Ils n'ont pas écrasé l'avion. S'ils l’avaient fait s’écraser, il y aurait eu une carcasse d’avion. Il n’y en avait aucune… Rien. Ils l’ont fait sauter.

BR : Oui. Il a été soufflé en morceaux. Oui. Ainsi comment… Je veux dire, ici nous sommes sept ans et demi plus tard et vous avez parlé à beaucoup de personnes, vous y avez beaucoup réfléchi, lu beaucoup de choses sur tout ce qui est discuté.

Comment réconciliez-vous ce qui s'est produit dans cette salle avec la pile énorme d’évidence que c'était d'une manière ou d’une autre un événement manufacturé, un Pearl Harbour moderne ?

Dans cette conversation nous n'avons pas besoin d'entrer dans les détails, mais je suis simplement intéressé par votre avis personnel sur le fait qu'il y a une ironie intéressante ici, qui bien que vous dénonciez ("souffliez le sifflet") sur le fait que cet avion a été abattu, en réalité vous donnez appui à ce que beaucoup de personnes militaires, de bons militaires, diraient : Nous n'avions aucune idée de ce qui se passait ce jour-là. Personne ne savait.

Et donc, il y a un conflit intellectuel intéressant ici avec cette information qui nous entoure. Comment résolvez-vous cela ?

EN : Bien, parfois je me sens un peu confuse à ce sujet parce que je pense : Bien, OK. Je peux voir le raisonnement et je comprends. La raison pour laquelle les Tours jumelles ont été détruites, pourquoi elles ont été choisies, me semble très logique et clair.

Cela fait sens pour moi, toute l'évidence. J'ai vu tant de films, vous savez. Ceci a été planifié. Ça a été explosé juste comme une démolition.

Mais pourquoi ? Pourquoi avaient-ils également disposé un troisième avion ? OK, ainsi si le gouvernement des USA avait prévu de détruire ces deux tours, pourquoi avaient-ils arrangé un troisième avion ? Et vers où ce troisième avion se dirigeait-il ?

Puisque faire sauter quelque chose comme la couverture du Site R n'est d’aucune aide pour les militaires. Vous voyez ce que je veux dire ?

BR : Uh huh.

EN : Ainsi je ne comprends pas pourquoi ce troisième avion jouerait même un rôle dans tout cela. Cela n'affecte pas ceci.

La seule chose à laquelle je peux penser, c’est que si le troisième avion était également prévu pour quelque part dans la ville [de New York City], et que les personnes [Ndt. les passagers) ont en réalité réussi à maîtriser les pirates de l'air et ont détourné l'avion de sorte que l'avion ait fini par se diriger sans but quelque part d’autre. Et naturellement les personnes ne savent pas manipuler une radio ou quoique ce soit d’autre. Et c'est peut-être cela qui s'est produit.

Et j'ai vu sur une vidéo, quand vous voyez le deuxième accident d'avion, il y a un troisième avion au loin qui s'éloigne de la ville. Je me sens en conflit, en fait.

BR : Oui. Ce troisième avion… Nous avons été informés par notre témoin, Henry Deacon – qu’il est connu des chercheurs comme "l’avion blanc". Personne ne sait vraiment ce qu'il était. C'était l’avion relais de données. Des signaux ont été envoyés à cet avion depuis des milliers de km de distance, qui ont alors été transmis par relais comme un point de commande local aux deux avions qui ont percuté les deux tours.

EN : OK.

BR : Donc, c’était comme si c’était un point relais de radio locale, ce troisième avion. C'est cela que c’était.

EN : OK.

BR : Nous avons cela sur l’enregistrement.

EN : OK.

BR : Et ce qu’Henry nous a dit, c’était que, bien qu'il n'ait pas su ce qu'était l'opération entière jusqu'au matin où on l’en a informé, il avait avant cela travaillé à l’élaboration de l'électronique pour cette situation de télécommande.

EN : Oui.

BR : Et il décrit réellement comment il a été choqué quand on lui a donné des instructions tôt le matin sur son lieu de travail, comme : Quand vous verrez tout cette affaire qui va se produire qui sera exposée à la télévision dans le courant de la journée, ne vous inquiétez de rien. C'est simplement un de nos projets. Oubliez-le simplement.

Et ils ont tous simplement incliné la tête et sont retournés à leur travail. Ils n'ont même pas réagi au fait que des milliers de personnes seraient assassinées.

Henry a été choqué. Il a été choqué en réalisant que c’est ce qu’on lui avait demandé comme travail, parce que jusqu’à ce moment-là, il n'en avait pas vraiment connaissance; et également par les réactions de ses collègues.

Et alors il a eu plusieurs heures de conflit intérieur profond parce qu'il aurait pu saboter l'ensemble du dispositif en faisant dysfonctionner le faisceau hertzien. Et il n'a pas fait cela. Et il vit avec cela. Et naturellement, s'il l'avait fait, ils auraient découvert dans les heures qui ont suivi et ce serait un homme mort, ou tout comme. Mais il n'a rien fait qu'il aurait pu faire.

EN : Oui. Ainsi je suppose que vraiment  je ne… ça n'a pas du sens pour moi.

BR : Pour moi, cela se passe au de plus haut niveau… Bien sûr, la chose est fortement compartimentée, comme c’est le cas dans tous les projets.

Il y aura un groupe de personnes chez les militaires, et dans la politique, et dans le renseignement, qui savaient que c'était un travail intérieur. Naturellement ils ne vont pas dire cela à tout le monde. Ils vont juste avertir les quelques-uns qui doivent savoir.

Leur objectif même de compartimentage ressort réellement dans une histoire comme cela. Il y a ce… C’est cette ironie incroyable que vous dénoncez (soufflez le sifflet) réellement vis-à-vis de cette situation qui prouve qu'il y avait des commandants gradés qui n'ont pas su ce qui se passait. C'est l'une des raisons pour lesquelles ils ne savaient pas qu’une chose pareille puisse jamais se produire.

C’est un peu la façon dont ils pensent, en pensant souvent en termes défensifs comme : Que se passe-t-il ? S’il y fuite de cette information, alors quoi ? Alors quoi ? Alors ils la gardent plus fermement.

EN : D’accord.

BR : C'est une histoire extraordinaire. Qu'est ce qui vous a amené à estimer que raconter cette histoire était la bonne chose à faire ? Parce que vous devez… Je veux dire, vous avez passé beaucoup de temps à réfléchir à cela et à le garder pour vous-même, comme vous étiez en quelque sorte entrainée à le faire.

EN : Je ne pense pas que j'avais trouvé quiconque à qui j’aurais vraiment voulu parler de cela. J'ai un ami qui m'a invité à écrire à ce sujet sous forme de livre et je n’ai jamais ressenti que c’était nécessaire que je fasse cela.

Je sens que c’est nécessaire que les gens entendent ces informations et je n'ai jamais eu peur que ce que je sais (sic)… parce qu’en réalité, pour moi, je sais cela. C'est comme cela que ça s’est passé. C’est un peu logique [rires] pour moi. C’est pratique que cela se soit produit comme cela.

La façon dont je vois les choses c’est que vous devez composer une histoire et mentir pour faire en sorte que ce ne soit pas cela. Et aussi j’ai simplement jamais ressenti que je n’avais jamais de lieu où cette information pouvait être déposée et transmise d'une bonne façon.

Ce n’est pas comme si j’appelais Fox News, par exemple, vous savez ?

BR : Oui. D’accord.

EN : Et en plus cela a vraiment pris du temps et des encouragements pour excaver tout cela. Comme je le disais, la plupart de mes capacités de me rappeler de choses de mes trois années à l’armée sont seulement [déclenchées] lorsque quelqu'un me pose une question, ou lorsque quelqu'un me demande de penser à quelque chose. La plus grosse part est une partie compartimentée de ma mémoire à laquelle je ne pense pas à beaucoup.

BR : Oui. Cela pourrait valoir la peine de simplement mentionner que, en tant qu'élément de ce processus et en vue préparer cette conversation, vous avez appelé quelqu'un avec qui vous aviez parlé et en qui vous aviez confiance alors, pour vérifier si vous vous rappeliez clairement des choses. Est-ce exact ?

EN : C’est exact. Et en fait je ne lui ai pas raconté. Je lui ai demandé de me raconter.

BR : Oui.

EN : Et il l'a fait, mot-à-mot. En dehors des petits détails de souvenirs mineurs, il m'a dit exactement ce que je vous ai dit aujourd'hui.

BR : Je suppose que c’est une confirmation que c’est quelque chose que vous avez d’ancré [en vous], et que vous n’êtes pas en train de composer quelque chose. Il a dit : Oui. C'est ce qui s'est produit, bang, bang, bang, bang. C’est ce que vous m'avez dit alors.

EN : Ouais.

BR : Oui. C’est une histoire très, très importante.

EN : Mm.

BR : Nous ferons ce que nous pouvons pour attirer l'attention de chercheurs du 11/9 sur ceci. Je ne sais pas s'ils peuvent en tirer quelques conclusions abasourdissantes et effrayantes. Ils diront probablement deux choses.

lls diront probablement : C'est très bien. Nous pensions que c’était fortement compartimenté, et maintenant nous savons que cela doit avoir été le cas. Et ouais, il a été abattu, ce que nous avons toujours su de toute façon – mais c’est bon de l'entendre de quelqu'un.

Puisque personne n'est jamais venu de l’avant pour témoigner : Oui. Il a été abattu en raison du protocole militaire standard. Rien de méchant. Rien de mauvais. Ils faisaient juste leur travail.

EN : Mm hm.

BR : Une histoire très, très intéressante. Y a-t-il autre chose que vous voudriez ajouter ?

EN : Ce que je ressens c’est que si cela pouvait inspirer d'autres personnes à venir de l’avant et si elles savent également des choses comme cela, ce serait fabuleux. Puisque il y a peut-être des éléments que je n'ai pas [donné] correctement, mais c'est une étape de plus vers la vérité. Et c'est la chose la plus importante.

 
Cliquez ici pour l'enregistrement audio original (en anglais).
Cliquez ici pour un des nombreux sites web documentant le site du crash supposé du Vol 93 à Shanksville en Pensylvanie (en anglais).
Major Rick Gibney, le pilote du F-16 qui est suspecté d’avoir tiré le missile (en anglais).
Discussion sur histoire de Rick Gibney (en anglais).
Témoignage qu’un missile a été tire par un F-16 ce matin (en anglais).
Vidéo d’un lapsus de Rumsfeld suggérant que le Vol 93 a été abattu (en anglais).
 

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